L’essentiel à retenir : bien que légale au niveau fédéral, la prostitution en Suisse dépend strictement des réglementations cantonales. Alors que Genève impose un enregistrement policier et que le Valais interdit les salons, Vaud se concentre sur les exploitants. Maîtriser ces spécificités garantit une activité sécurisée, le statut d’indépendant restant la norme nationale incontournable.
Exercer sans maîtriser la réglementation prostitution cantons suisse t’expose à des risques juridiques évitables entre Genève, Vaud et le Valais. Ce guide détaille les obligations spécifiques de chaque région pour protéger ton statut d’indépendante et t’t’éviter les ennuis. Assure tes arrières dès maintenant grâce à nos vérifications pratiques et la checklist de conformité indispensable.
- Le cadre suisse : ce que dit la loi fédérale
- Genève : le canton de l’enregistrement obligatoire
- Vaud : un cadre axé sur les salons et agences
- Valais : une réglementation plus discrète mais stricte
- Comparatif et checklist de conformité

Le cadre suisse : ce que dit la loi fédérale
Le principe : légal mais réglementé
En Suisse, vendre des services sexuels est autorisé depuis 1942, tant que vous respectez le Code pénal suisse. L’État interdit strictement la contrainte, l’exploitation par un tiers et l’implication de mineurs. Cependant, l’article 199 du Code pénal permet aux cantons de restreindre l’activité pour protéger l’ordre public. C’est ici que la réglementation prostitution cantons suisse se complexifie. Chaque région impose ses propres zones et horaires : ce qui est permis à un endroit peut être interdit dix kilomètres plus loin.
Statut d’indépendant et obligations de base
Pour exercer sereinement, le statut d’indépendant est la norme quasi obligatoire. Il garantit votre autonomie face à la loi, mais implique de déclarer vos revenus et de payer vos cotisations sociales (AVS). Comprendre ce statut d’escort indépendante en Suisse est la première étape indispensable pour éviter les sanctions administratives.
Voici les impératifs fédéraux pour rester dans les clous, selon le cadre légal suisse et les principes d’indépendance :
- Les 3 règles d’or fédérales à ne jamais enfreindre :
- Pas de contrainte ou d’exploitation (proxénétisme).
- Pas de mineurs impliqués.
- Respect de l’indépendance de la personne.
Pourquoi tant de différences entre cantons ?
Le fédéralisme suisse laisse une immense marge de manœuvre aux autorités locales. Entre la culture urbaine de Genève et les vallées du Valais, les priorités de sécurité et de santé publique dictent des règles souvent très différentes. C’est pourquoi il est risqué de supposer que la loi est identique partout. Renseignez-vous toujours spécifiquement sur le canton où vous travaillez, car les exigences changent dès que vous franchissez une frontière.
Genève : le canton de l’enregistrement obligatoire

Maintenant que les bases sont posées, voyons concrètement comment ça se passe. Commençons par le canton de Genève, connu pour son approche très structurée.
L’annonce obligatoire à la police
La règle d’or à Genève est simple mais stricte : avant toute chose, vous devez vous annoncer personnellement à la BTPI (Brigade de lutte contre la traite des êtres humains et la prostitution illicite). C’est la porte d’entrée légale ; impossible de passer outre si vous voulez exercer sereinement. C’est là que commence la réglementation prostitution cantons suisse pour ce territoire.
Cette démarche est confidentielle, mais elle reste obligatoire. Une fois sur place, vous serez enregistrée et recevrez une brochure essentielle détaillant vos droits et devoirs sanitaires.
Ne jouez pas avec le feu : travailler sans ce précieux sésame est illégal et vous expose immédiatement à des sanctions. C’est la base de votre sécurité juridique ici.
Les conditions pour exercer : appartement et salon
Vous avez le droit de travailler depuis un appartement privé. La condition sine qua non ? Vous devez y être seule pour conserver votre statut d’indépendante. Dès qu’une collègue vous rejoint, cela devient un salon aux yeux de la loi.
Pour les salons, la barre est plus haute. Le gérant doit impérativement détenir une autorisation d’exploiter. De plus, chaque personne qui y travaille doit être déclarée individuellement à la police. Pas de place pour l’improvisation.
La prostitution de rue est permise, mais encadrée au millimètre : uniquement aux Pâquis et à des horaires précis. Genève utilise d’ailleurs un registre des prostituées pour assurer un suivi rigoureux.
Fiscalité et contrôles
Sachez que l’enregistrement à la police déclenche une transmission automatique de vos données au fisc. Vos revenus sont donc imposables, exactement comme n’importe quel autre entrepreneur ou indépendant en Suisse.
Pour votre rendez-vous d’enregistrement, préparez ces documents :
- Pièce d’identité valide
- Permis de séjour/travail pour les personnes étrangères
- Attestation d’assurance maladie
Enfin, ne soyez pas surprise par les contrôles de police. Ils sont fréquents à Genève, en salon comme en appartement, pour vérifier que chaque personne présente est bien en règle.
Vaud : un cadre axé sur les salons et agences
À côté du modèle genevois très administratif, le canton de Vaud propose une approche différente, davantage centrée sur l’encadrement des structures comme les salons.
Pas d’enregistrement individuel systématique
Comparé à Genève, le cadre vaudois illustre bien que la réglementation prostitution cantons suisse varie. Ici, il n’y a pas d’obligation d’enregistrement individuel systématique auprès de la police pour les travailleuses du sexe.
Cela ne signifie pas que vous pouvez tout faire. L’obligation de respecter la loi, notamment votre statut d’indépendant et la fiscalité, reste totale, même si l’annonce police n’est pas un prérequis bloquant.
La loi sur la prostitution (lpros) : le rôle central des exploitants
Vaud applique une loi spécifique, la LPros. Ce texte met l’accent prioritaire sur la responsabilité des exploitants de salons et d’agences d’escorte, plutôt que de fliquer chaque indépendante isolée.
Ces patrons doivent impérativement obtenir une autorisation d’exploiter. Ils ont aussi l’obligation stricte de tenir un registre précis des personnes qui travaillent au sein de leur établissement.
C’est l’exploitant qui est garant du respect des conditions de travail, d’hygiène et de sécurité. Les contrôles officiels visent donc majoritairement ces structures pour vérifier leur conformité.
Exercer en indépendant hors salon
L’exercice en appartement privé est tout à fait possible. Vous devez simplement avoir un bail à votre nom et y travailler seule, sans partager les lieux pour éviter la qualification de salon.
La prostitution de rue est en revanche très limitée et strictement réglementée par les communes. Lausanne, par exemple, impose des zones géographiques spécifiques, le fameux « périmètre », pour exercer.
La discrétion et le respect du voisinage sont vos meilleures protections contre les plaintes. Ces dernières entraînent souvent des interventions de police. Pour se tenir informé de la loi sur la prostitution en Suisse, vérifiez toujours vos obligations locales.
Valais : une réglementation plus discrète mais stricte
Changeons de décor pour le Valais. Ici, l’approche est encore différente, marquée par une discrétion apparente mais des règles de fond bien précises.
Annonce obligatoire et conditions pour les étrangers
En Valais, tout comme à Genève, une annonce est obligatoire auprès de la police cantonale avant de commencer toute activité. C’est le prérequis absolu pour travailler sereinement ici. Ne sautez surtout pas cette étape administrative. Sans cette démarche officielle, vous vous exposez immédiatement à des sanctions.
Attention, il y a une subtilité importante pour les ressortissants étrangers. Si vous venez de l’UE ou de l’AELE, vous devez impérativement obtenir une autorisation de travail de courte durée, valable 90 jours. Pour les personnes hors UE/AELE, la porte est fermée. L’exercice de la prostitution n’est généralement pas autorisé dans ce cas.
Interdiction des salons et de la prostitution de rue
Il faut bien comprendre une différence majeure avec d’autres régions : les salons de prostitution sont interdits en Valais. La loi cantonale ne permet tout simplement pas l’exploitation de ce type d’établissement commercial. Vous ne trouverez pas de structures officielles pour vous accueillir.
Sachez aussi que la prostitution de rue est également interdite sur l’ensemble du territoire cantonal, sans aucune exception.
Par élimination, la seule forme d’exercice tolérée est donc l’activité indépendante pratiquée depuis un lieu privé, comme un appartement ou un studio.
Le cadre de l’activité indépendante
Votre activité doit se faire de manière totalement discrète, sans aucune publicité extérieure visible sur le bâtiment. Le respect du voisinage est primordial pour pouvoir exercer sans problème avec la police ou le propriétaire. Si vous dérangez les voisins, vous risquez de tout perdre rapidement. Restez invisible.
Même si le canton est plus restrictif sur les lieux physiques, le numérique reste votre meilleur atout. Des annonces en ligne sur des plateformes comme RedGirl sont un moyen courant de se faire connaître ou de repérer des profils spécialisés en Valais.
Comparatif et checklist de conformité
Alors, pour y voir plus clair, résumons tout ça. Voici un tableau comparatif et une checklist pour vous aider à vérifier que vous êtes en règle.
Tableau comparatif : Genève, Vaud, Valais
On s’y perd vite entre les spécificités locales. Ce tableau synthétise les différences majeures de réglementation pour vous éviter les mauvaises surprises administratives.
| Critère | Genève | Vaud | Valais |
|---|---|---|---|
| Annonce individuelle obligatoire | Oui (Police/BTPI) | Non (sauf cas spécifiques) | Oui (Police cantonale) |
| Salons de prostitution | Autorisés (avec autorisation d’exploiter) | Autorisés (avec autorisation d’exploiter) | Interdits |
| Prostitution de rue | Autorisée (zones définies) | Autorisée (zones définies par communes) | Interdite |
| Autorité de référence | Police (BTPI) | Police du commerce (pour les exploitants) | Police cantonale |
| Spécificité principale | Enregistrement systématique | Responsabilité de l’exploitant | Interdiction des salons |
Encadré à retenir
Gardez ça en tête : en Suisse, l’administration ne laisse rien au hasard. Le statut d’indépendant et la déclaration fiscale rigoureuse constituent la base absolue, peu importe où vous exercez. La nuance piège ? L’annonce est obligatoire auprès de la police à Genève et en Valais, alors que le système vaudois diffère sur ce point. Ne jouez pas aux devinettes : contactez toujours la police cantonale ou votre commune avant de débuter. Une simple vérification vous protège de lourdes amendes. Des plateformes sérieuses comme RedGirl valorisent cette transparence, véritable gage de sécurité. Inspirez-vous des escortes vérifiées en Suisse qui ont compris que la conformité est leur meilleure alliée.
Votre checklist de conformité
Un doute subsiste sur votre dossier ? Passez en revue cette liste pratique pour valider que vous êtes prête à travailler l’esprit tranquille.
- Mon statut : Suis-je bien enregistrée comme indépendante auprès de la caisse de compensation (AVS) ? C’est le socle de votre légalité.
- Mon permis de travail : Si je suis étrangère, mon permis de séjour m’autorise-t-il explicitement à exercer une activité indépendante ?
- L’annonce à la police : Le canton où je travaille exige-t-il une annonce obligatoire (Genève, Valais) ? Si oui, l’ai-je faite dans les temps ?
- Le lieu de travail : Mon appartement ou le salon est-il conforme aux règles cantonales (bail à mon nom, autorisation d’exploiter valide) ?
- Mes impôts : Suis-je organisée pour déclarer mes revenus et payer mes impôts ? Le fisc finit toujours par savoir.
- Mes sources d’information : Ai-je consulté le site de la police cantonale ou de la commune pour vérifier les dernières règles en vigueur ? Ne vous fiez pas aux rumeurs.
Maîtriser les règles locales est essentiel pour exercer ce métier l’esprit tranquille. Que tu sois à Genève, Vaud ou en Valais, le respect de la loi garantit ta sécurité et ton indépendance. Renseigne-toi toujours avant de te lancer : être une professionnelle avertie reste ta meilleure protection au quotidien.
FAQ
La prostitution est-elle légale en Suisse ?
Oui, absolument. En Suisse, la prostitution est une activité légale et reconnue, régie par le principe de la liberté économique. Cela signifie que tu as le droit d’exercer ce métier, à condition d’être majeure et de le faire de ton plein gré (indépendance). Cependant, si la loi fédérale l’autorise, chaque canton fixe ses propres règles concernant les lieux et les conditions d’exercice (salons, rue, appartement).
Quelles sont les démarches pour se déclarer en tant qu’escorte ?
La première étape, valable pour toute la Suisse, est de t’inscrire auprès de la caisse de compensation (AVS) pour obtenir ton statut d’indépendante. C’est la base pour être en règle fiscalement. Ensuite, la procédure varie selon ton lieu de travail : à Genève et en Valais, tu dois impérativement t’annoncer à la police (BTPI ou police cantonale) avant de commencer. Dans le canton de Vaud, cette annonce à la police n’est généralement pas requise pour les indépendantes exerçant en privé, mais l’inscription à l’AVS reste obligatoire.
Existe-t-il des « quartiers rouges » ou des zones dédiées en Suisse ?
Oui, mais ils sont très localisés et strictement réglementés par les communes. Le plus connu est sans doute le quartier des Pâquis à Genève, où la prostitution de rue est autorisée dans certaines rues et à des horaires précis. À Lausanne (Vaud), il existe également un périmètre défini (quartier de Sévelin). En revanche, attention si tu es en Valais : la prostitution de rue y est totalement interdite sur l’ensemble du territoire cantonal.
Que signifie l’abréviation « TdS » ?
« TdS » est l’abréviation de « Travailleuse (ou Travailleur) du Sexe ». C’est le terme professionnel et neutre utilisé par les associations, les autorités et les personnes du métier pour désigner l’activité sans la stigmatisation souvent liée au mot « prostituée ». C’est une manière de rappeler que c’est un travail à part entière, qui implique des droits, des compétences et un statut professionnel.

